La vie se cache partout, même là où on ne s’y attend pas, même lorsqu’il fait très chaud, très froid, très humide ou au contraire très sec. Cette incroyable résilience a de quoi fasciner et inspirer.
Le jardin de La Rochette est une véritable oasis pour beaucoup d’animaux. Des bébés mésanges pépillent avant de prendre leur envol, l’enfance si vite passée. Une multitude de grenouilles se cachent dans la zone « plantons » arrosée quotidiennement, dont de rares rainettes. Abeilles, papillons et syrphes se disputent les surfaces d’atterrissage sur les fleurs des aromatiques et médicinales. Une chenille de machaon grossit grâce aux feuilles de fenouille. Les fourmis et guêpes récoltent on-ne-sait-quoi sur les calices d’immortelles dans un va-et-vient savamment orchestré. Des souris malines viennent, l’obscurité venue, déterrer et grignoter les graines de courges patiemment semées. Un couple de merles se délecte des cassis et groseilles qui, à cause de la chaleur, sont devenus tout rabougris mais très sucrés. Un pied de calendula mutant créé des fleurs aux pétales ciselés. Des canards sauvages se posent dans la mare (quand il y a de l’eau). Une famille de trois mulots trouve refuge dans un nichoir vide garni pour l’occasion d’un peu de paille empruntée aux plates-bandes maraîchères. Des rosiers spontanés s’implantent au jardin : l’un, si immense que ses branches garnies d’épines acérées ressemblent à des tentacules, est surnommé « la Créature ». Un autre, apparu comme par magie dans la roseraie, aux délicates fleurs blanches embaumant comme nulle autre pareille, est appelé « Surprise de La Rochette ». La liste des merveilles observées cette année, qui n’est pourtant pas finie, serait encore bien longue… En voici quelques images !










